L'ordre de grandeur, et ce qui le fait bouger
À Paris, comptez 1 200 à 2 000 € pour une soirée d'entreprise complète, avec sonorisation, éclairage de piste et micros. En dessous de 800 €, vous achetez une personne et une sono de location. Au-dessus de 2 500 €, vous payez soit une équipe, soit du matériel scénique, soit une jauge qui l'exige vraiment.
Trois variables font l'essentiel de l'écart, et aucune n'est le talent du DJ : l'amplitude horaire, la jauge, et le nombre d'espaces à sonoriser. Un cocktail et une piste dans deux salles différentes, c'est deux installations.
Un devis qui passe les achats
Un devis rejeté en interne fait perdre une semaine, et à trois semaines de décembre, une semaine coûte la date. Quatre points le rendent validable du premier coup.
- Le forfait et les options séparés, chacun chiffré, plutôt qu'un montant global
- L'amplitude horaire écrite noir sur blanc, avec le prix de l'heure supplémentaire
- La mention de TVA, ou son absence et le motif
- Les conditions d'annulation et de report, que les achats regardent systématiquement
Le cas de la TVA, qui surprend souvent
Un prestataire en franchise en base, au titre de l'article 293 B du code général des impôts, ne facture pas de TVA. Le montant annoncé est donc celui que vous payez, mais vous n'avez rien à récupérer.
Pour une entreprise assujettie, cela change la comparaison : un devis à 1 400 € sans TVA se compare à un devis à 1 680 € TTC, pas à 1 400 € hors taxes. C'est le genre de détail qui fait mal paraître une proposition alors qu'elle est la moins chère.
Les lignes qui arrivent après
| Ligne | Ordre de grandeur | Quand elle tombe |
|---|---|---|
| Heure supplémentaire | 100 à 200 € l'heure | Décidée le soir même, quand la soirée marche |
| Second espace à sonoriser | 200 à 400 € | Quand le cocktail est dans une autre salle |
| Prestataire technique imposé par le lieu | Variable, facturé par la salle | À la signature du contrat de location |
| Déplacement hors petite couronne | 0 à 300 € | Dès que la salle sort de Paris et des Hauts-de-Seine |
Ce qui ne se lit pas sur un devis
La question qui sépare vraiment deux prestataires au même prix est celle du matériel de secours. Sur une soirée d'entreprise, personne ne viendra livrer une enceinte à 23 h : soit la redondance est dans le camion, soit la soirée s'arrête devant vos collaborateurs et votre direction.
La deuxième est administrative et elle vous concerne directement. Attestation d'assurance et fiches techniques du matériel sont réclamées par la plupart des grandes salles, souvent au dernier moment. Un prestataire qui les envoie sans qu'on les demande vous épargne une relance dans la semaine la plus chargée.
Questions fréquentes
Le tarif change-t-il en décembre ?
Le travail est le même, donc le tarif aussi chez la plupart des indépendants. Ce qui change radicalement, c'est la disponibilité : en décembre, ce n'est plus le prix qui arbitre, c'est qui est encore libre.
Peut-on payer sur facture, après l'événement ?
C'est l'usage en entreprise, et c'est compatible avec un acompte à la commande. Le bon de commande vaut engagement, ce qui suffit à bloquer la date.
Faut-il prévoir un repas pour le prestataire ?
Sur une soirée qui démarre en fin d'après-midi et se termine après minuit, oui, comme pour les autres prestataires présents. Cela se signale au traiteur au moment du comptage.
