Accueil · Inauguration et vœux
Sonoriser une inauguration ou une cérémonie de vœux
Ces deux formats se ressemblent : une prise de parole que tout le monde doit entendre, puis un cocktail où la musique tient la salle sans couvrir les conversations.

La prise de parole d'abord
Sur une inauguration comme sur des vœux, la parole est le cœur du format, et c'est elle qui rate le plus souvent. Une salle de réception n'est pas une salle de conférence : elle est haute, vide et réverbérante avant que le public n'arrive.
Nous installons une diffusion dirigée vers l'assemblée, un micro pour le pupitre et un micro main qui circule, plus un retour quand l'intervenant ne s'entend pas. Un dirigeant qui ne s'entend pas parle trop fort ou trop bas, et la salle décroche.
Puis le basculement vers le cocktail
Une fois les discours finis, la diffusion s'ouvre et redescend. Les invités sont là pour se parler, pas pour crier. C'est le même matériel, deux réglages, et le passage se fait sans interruption.
Un public qui écoute debout, ce qui change tout
Une inauguration ou des vœux réunissent un public debout, en mouvement, souvent réparti dans un espace qui n'a pas été conçu pour la parole : un hall, un plateau de bureaux, un showroom, une salle dont la moitié ne voit pas l'orateur. C'est le contexte le plus difficile pour une prise de parole, et de loin.
Une assemblée assise et orientée s'adresse avec une diffusion frontale. Un public debout et dispersé demande l'inverse : plusieurs points répartis, à niveau modéré, pour que le fond de la salle entende la même chose que le premier rang sans qu'on ait à écraser celui-ci. C'est la différence entre un discours qu'on subit et un discours qu'on suit.
Le deuxième réflexe utile est de choisir l'endroit d'où l'on parle avant de choisir l'endroit où l'on installe. Beaucoup d'inaugurations placent l'orateur devant une baie vitrée ou dans un angle, parce que c'est joli, et ce sont les deux pires positions acoustiques d'un local.
Le protocole, et le temps qu'il prend réellement
Les vœux et les inaugurations comportent presque toujours plus d'intervenants que prévu. Un mot du président, un du directeur du site, parfois un élu, parfois un partenaire : quatre prises de parole au lieu de deux, et une séquence qui passe de dix à trente minutes.
Cela se prépare : nous demandons la liste des intervenants et l'ordre, nous prévoyons un micro de secours, et nous calons un niveau par voix quand c'est possible. Un élu qui parle fort et un directeur technique qui parle bas ne se règlent pas de la même façon.
La durée réelle compte parce qu'un public debout décroche vite. Au-delà de vingt minutes de discours cumulés, les conversations reprennent au fond de la salle et le dernier intervenant parle dans le bruit. Ce n'est pas un problème de son, c'est un problème de programme, mais on nous le reproche quand même.
Le passage au cocktail, et la fin
Après le dernier mot, la salle se disperse en trente secondes et le niveau des conversations monte d'un coup. La musique doit reprendre à un niveau qui tient l'espace sans empêcher les échanges : c'est le réglage le plus délicat de ce format, et il se trouve en écoutant la salle, pas en poussant un fader d'avance.
Une inauguration réussie retient les invités vingt à trente minutes de plus qu'une inauguration ratée, et ces trente minutes sont celles où se font les conversations qui justifient l'événement. L'ambiance sonore y contribue davantage qu'on ne le croit.
Enfin, la fin doit être nette. Ces formats se tiennent souvent en journée ou en début de soirée, avec une heure de fin ferme. Nous la tenons, et nous démontons après le départ des invités, dans le créneau accordé par le lieu.
L'erreur classique : l'installation décidée par le décorateur
Sur une inauguration, l'emplacement des enceintes et du pupitre est souvent arbitré pour des raisons visuelles, ce qui est légitime, mais cela se décide sans nous et parfois contre la physique. Un orateur devant une baie vitrée, un pupitre dans un angle, des enceintes reléguées derrière une plante : chacun de ces choix coûte de l'intelligibilité.
Il y a presque toujours un compromis acceptable, à condition d'en parler avant. Deux points de diffusion discrets bien placés se voient moins qu'un gros système mal placé, et ils fonctionnent mieux. C'est une conversation de cinq minutes au repérage, pas un arbitrage à faire le jour même devant le prestataire déco.
Le même raisonnement vaut pour les câbles. Dans un hall ou un showroom, il n'y a rien pour les cacher : ils se passent en périphérie, protégés, et cela se planifie au montage. Un câble en travers d'un hall d'accueil ruine une inauguration soignée plus sûrement qu'un micro moyen.
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Questions fréquentes
Faut-il de la vidéo ?
Sur ces formats, presque toujours. Nous demandons le fichier en amont et nous le testons sur place, jamais en direct : c'est là que ça casse.
Intervenez-vous en journée ?
Oui. Une inauguration se tient souvent en fin d'après-midi, et des vœux en début de soirée. Le tarif suit l'amplitude, pas l'heure.
Combien de micros faut-il ?
Deux au minimum, trois si les intervenants sont nombreux. Ces formats comptent presque toujours plus de prises de parole que prévu, et un micro de secours évite le seul incident qui se voit vraiment.
Combien de temps doivent durer les discours ?
Vingt minutes cumulées est une limite utile devant un public debout. Au-delà, les conversations reprennent au fond de la salle et le dernier intervenant parle dans le bruit.
Intervenez-vous dans nos locaux plutôt que dans une salle ?
Oui, c'est même le cas le plus fréquent pour une inauguration. Un hall, un plateau ou un showroom se sonorisent très bien, à condition de répartir la diffusion plutôt que de la concentrer.