La règle des trois mots
Un thème qui a besoin d'un paragraphe d'explication dans l'invitation ne sera pas suivi. Les collaborateurs décident de jouer le jeu ou non en lisant une ligne, et ils décident vite.
Le second critère est plus important encore : on doit pouvoir venir sans costume sans se sentir à côté. Un thème qui exige un déguisement complet écarte systématiquement une partie des équipes, souvent les mêmes, et cela se voit sur la piste en fin de soirée.
Les thèmes qui tiennent sont donc ceux qui se signalent par un accessoire ou une couleur, pas par une panoplie.
Ce qu'un thème change pour nous
Le point commun des thèmes faciles est qu'ils n'imposent rien à la musique de fin de soirée. À une heure du matin, les gens veulent danser sur ce qu'ils connaissent, et un thème qui enferme le répertoire devient un handicap.
| Thème | Ce qu'il implique côté son et lumière | Difficulté |
|---|---|---|
| Casino | Peu d'impact musical, mais des tables qui occupent la piste | Prévoir la bascule vers la danse |
| Années 80 | Un répertoire entier, cohérent toute la soirée | Facile, et très efficace |
| Blanc ou couleur unique | Lumière à repenser, le blanc absorbe moins | Facile |
| Cinéma ou séries | Jingles et génériques à préparer en amont | Moyen, du montage |
| Cabaret ou Gatsby | Un créneau live, puis un changement d'ambiance net | Élevé, deux soirées en une |
| Tropical | Un répertoire qui s'épuise en une heure | Piège classique |
Le cas du casino, le plus demandé
C'est le thème le plus demandé en entreprise, et il fonctionne très bien, à une condition : prévoir explicitement le moment où les tables ferment. Sans cela, les tables restent ouvertes toute la nuit, la piste ne se remplit jamais, et la soirée se termine sur un jeu et non sur une danse.
Le schéma qui marche : tables ouvertes pendant le cocktail et le début de soirée, fermeture annoncée vers vingt-trois heures avec la remise des lots, puis bascule musicale franche. La remise des lots sert de transition et ramène tout le monde au même endroit.
Côté technique, cela demande un micro pour l'animation des tables et un second point de diffusion : la zone de jeu est bruyante, et si la musique y est au même niveau que sur la piste, on ne s'entend plus.
Les quatre thèmes qui ratent
- Le thème « déguisement obligatoire » : un quart des équipes vient sans, et se sent à l'écart toute la soirée.
- Le thème lié à un pays : très joli en décoration, mais le répertoire musical s'épuise en une heure et il faut en sortir, ce qui casse l'illusion.
- Le thème « années » trop récent, du type années 2010 : personne n'a de repère costume, et le répertoire n'a pas encore le recul qui le rend fédérateur.
- Le thème interne, fondé sur une blague de l'entreprise : il exclut les nouveaux arrivants et les invités extérieurs, qui sont souvent ceux qu'on voulait impressionner.
Et l'option de ne pas avoir de thème
Elle est parfaitement valable, et c'est même le choix majoritaire des soirées qui marchent le mieux. Un beau lieu, une bonne table et une vraie piste de danse suffisent largement.
Le thème sert surtout quand la soirée se répète chaque année et qu'il faut la différencier de la précédente. Dans ce cas, mieux vaut un thème léger et un vrai budget musical qu'un thème lourd et une sono d'appoint.
Questions fréquentes
Faut-il annoncer le thème sur l'invitation ?
Oui, et avec une phrase qui dit explicitement que le costume est facultatif. C'est cette phrase qui fait la différence entre un thème suivi par les trois quarts des équipes et un thème suivi par un tiers.
Un thème coûte-t-il plus cher côté musique ?
Rarement. Un répertoire thématique se prépare en amont et fait partie du travail normal. Ce qui se facture, ce sont les jingles sur mesure et les séquences montées, quand il y en a.
Peut-on changer de thème d'une année sur l'autre ?
C'est même conseillé, et c'est généralement ce que les équipes attendent. Ce qui se garde d'une année sur l'autre, c'est le format et l'heure de fin, pas le décor.
